Pénurie et hausse du prix du poisson à Labé : les commerçants pointent plusieurs causes

Pénurie et hausse du prix du poisson à Labé : les commerçants pointent plusieurs causes

Au grand marché de Labé, le poisson se fait rare et de plus en plus cher. Un reporter de votre quotidien en ligne s’est rendu sur place pour comprendre les raisons de cette situation qui pèse aussi bien sur les commerçants que sur les consommateurs.

Entre saison des pluies, routes impraticables et suspension temporaire de la pêche maritime, les causes sont multiples. Selon Alhassane Diallo, vendeur de poisson, le transport du poisson est facteur qui pèse considérablement sur leur activité.

« Même si tu arrives à acheter du poisson, le transport pose problème. Les routes sont en mauvais état et les véhicules prennent beaucoup de bagages. Parfois, les camions tombent en panne et peuvent mettre une à deux semaines avant d’arriver à destination. Le prix du carton dépend de la qualité, il existe plusieurs espèces. Pendant la saison des pluies, les prix augmentent car certains pays observent un repos biologique, ce qui réduit l’approvisionnement », explique ce vendeur.

De son côté, Ismaël Barry, également vendeur, confirme les raisons avancées par Alhassane.

« En ce moment, le poisson est très cher. Quand la saison des pluies arrive, la pêche est suspendue pendant environ trois mois sur les côtes maritimes. C’est ce qui provoque cette crise chaque année. Il y a beaucoup d’espèces — kouta, keskes, sniper, bologui — mais les prix varient. Nous demandons aux clients d’être patients, cette période finira par passer », affirme-t-il.

Pour Binta Bah, elle aussi vendeuse de poissons, la cause principale reste les conditions météorologiques :

« Pendant la saison des pluies, les pêcheurs ne peuvent pas aller en mer. Quand la saison sèche reviendra, les prix baisseront. Tout dépend aussi des grossistes. Nous leur demandons de réduire leurs tarifs pour que nous puissions vendre à un prix plus abordable. »

Même constat chez Mariama Benthé Kanté, autre vendeuse au marché de Labé.

« Le poisson est très cher en ce moment. À chaque saison des pluies, c’est la même chose. En saison sèche, les prix baissent un peu. Avant, on pouvait dégager un petit bénéfice, mais aujourd’hui c’est difficile. Les espèces comme le debelen et le kouta sont les plus chères. Nous demandons aux grossistes de revoir leurs prix », plaide-t-elle.

Cette flambée des prix du poisson au grand marché de Labé illustre les conséquences directes de la saison des pluies : rupture d’approvisionnement, hausse du coût du transport et baisse du pouvoir d’achat des consommateurs.

Amadou Bella Diallo, pour foutakameen.com

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