Affaire des « 5 millions d’euros » : un proche du président Embaló évoque une campagne médiatique orchestrée

Affaire des « 5 millions d’euros » : un proche du président Embaló évoque une campagne médiatique orchestrée

Les révélations rélayées par certains médias portugais autour d’un présumé scandale financier impliquant des proches de l’ex-président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló continuent de susciter des réactions. Morlaye Sylla, présenté comme un proche du chef de l’État, rejette fermement ces allégations et parle d’une « campagne de dénigrement ».

Selon lui, ce qu’il qualifie d’accusations n’est pas nouveau. Elles s’inscrivent dans un climat de tensions anciennes entre le pouvoir bissau-guinéen et une partie de la presse portugaise, notamment depuis l’expulsion de médias tels que RTP, RDP ou encore l’agence Lusa de Guinée-Bissau.

« Depuis lors, cette presse cherche systématiquement à ternir l’image du président », affirme-t-il.

Morlaye Sylla conteste particulièrement les informations faisant état de l’arrestation d’un proche du président ou de la mise en examen de son épouse dans le cadre de cette affaire présumée de cinq millions d’euros. « Ces faits n’existent pas », soutient-il, invitant à consulter les communiqués officiels de la police judiciaire portugaise, qui ne mentionneraient aucunement de telles procédures.

Pour ce proche du pouvoir, le président Umaro Sissoco Embaló est un homme de principes, dont le parcours politique et les actions gouvernementales témoignent d’un engagement en faveur du développement du pays. Il cite notamment la modernisation des infrastructures, la réhabilitation de l’aéroport international de Bissau, l’amélioration du réseau routier et la réforme des transports publics.

Morlaye Sylla estime par ailleurs que ces attaques médiatiques trouvent leur origine dans la politique de fermeté menée par le Embaló contre la corruption et le trafic de drogue, un phénomène qui a longtemps fait de la Guinée-Bissau une plaque tournante régionale.

Alors que les accusations continuent d’alimenter le débat médiatique, les autorités bissau-guinéennes et leurs soutiens dénoncent ce qu’ils considèrent comme une tentative persistante de fragilisation de l’image de l’ex-chef de l’État sur la scène internationale.

Houssainatou Bah pour foutakameen.com 

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