La Guinée s’est dotée d’une nouvelle architecture gouvernementale composée de vingt-sept (27) ministères et de deux (2) secrétariats généraux. Ce gouvernement est dirigé par Amadou Oury Bah, nommé Premier ministre à la suite d’un décret présidentiel lu à la télévision nationale le lundi 26 janvier 2026. Ce décret annonce la création de nouveaux ministères ainsi que la fusion de certains, notamment celle du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, auparavant répartis entre deux départements et désormais regroupés au sein d’un seul ministère.
À la suite de cette réorganisation gouvernementale, qui suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion, la rédaction de foutakameen.com a tendu son micro à un économiste, qui salue cette initiative et en souligne les avantages pour la bonne gestion des finances publiques et l’emploi des jeunes diplômés.
Elhadj Mamadou Oury Diallo, professeur à l’université de Labé, estime que cette décision est salutaire. Selon lui, la fusion de l’économie, des finances et du budget pourrait produire des effets positifs. Il souligne que cette décision n’a pas été prise au hasard, mais à l’issue d’études approfondies.
« De mon côté, c’est une bonne initiative. Sûrement, cela peut apporter quelque chose de positif, car la fusion de l’économie, des finances et du budget peut conduire à de bons résultats. Ils n’ont pas fait cela au hasard : ils ont étudié la question avant de prendre cette décision. Je suis sûr que cette fusion peut diminuer la consommation excessive d’argent. Cela peut aussi être bénéfique pour la population, car je pense que si une seule entité gère tout cela, il y aura moins de dérives », estime Elhadj Mamadou Oury.
Poursuivant son analyse, le professeur explique que tout argent débloqué doit être utilisé conformément aux objectifs fixés. Selon lui, lorsque le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget finance les projets présentés par d’autres départements, il a le droit et même le devoir de vérifier l’utilisation des fonds afin d’éviter tout gaspillage de l’argent public.
« Lorsqu’on débloque de l’argent, il doit être utilisé normalement et conformément à ce qui a été prévu. Par exemple, si les autres ministères présentent des projets et que le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget finance ces projets, il a le droit de vérifier si les fonds ont été utilisés comme convenu, afin d’éviter le gaspillage de l’argent public », a-t-il dit.
La fusion de ces deux ministères, à savoir le ministère de l’Économie et des Finances et le ministère du Budget, peut, selon cet enseignant, aider de nombreux jeunes diplômés à obtenir un emploi dans la fonction publique, notamment ceux ayant étudié l’économie.
« S’il est possible d’identifier de nombreux jeunes diplômés qui ont les compétences nécessaires pour travailler, il faut les recruter dans la fonction publique, car beaucoup de jeunes en sont capables. Nous demandons à Dieu de donner la volonté de travail à ceux à qui ce poste sera confié, pour le bien-être de la population », a ajouté ce dernier.
Cette réorganisation gouvernementale, marquée par la fusion de certains ministères, apparaît comme une initiative porteuse d’espoir, selon certains observateurs. D’après eux, cette réforme pourrait contribuer à une meilleure gestion des ressources publiques, à la réduction du gaspillage financier et à un contrôle plus rigoureux des projets financés par l’État. Elle pourrait également offrir davantage d’opportunités d’emploi aux jeunes diplômés, en particulier ceux issus des filières économiques. Reste désormais à voir comment cette nouvelle équipe gouvernementale traduira ces ambitions en actions concrètes au bénéfice de la population.
Mamadou Dian Diallo et Boubacar Diallo pour foutakameen.com.

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