L’affaire des violences entre collégiennes à Labé a provoqué une importante mobilisation d’élèves ce lundi 9 février aux abords et même à l’intérieur du tribunal de première instance de Labé. Les filles ayant violemment frappé leur camarade et qui ont été interpellées par la suite ont été conduites au tribunal avant d’être reconduites en prison, aucun procès n’étant programmé, a appris notre reporter dépêchée au tribunal de première instance de Labé par la rédaction foutakameen.com.
Dès les premières heures de la matinée, des élèves se sont massivement rassemblés, pensant assister à l’ouverture du procès de leurs camarades. Face aux risques de débordements, les autorités éducatives ont rapidement réagi, alors que les forces de sécurité étaient déjà déployées sur place pour prévenir tout risque de débordement.
Mandaté par la Direction Préfectorale de l’Éducation (DPE) de Labé, Diallo Harouna, chargé de la formation continue, s’est rendu sur les lieux pour une opération de sensibilisation.
« Je suis venu au compte de la DPE de Labé pour sensibiliser les élèves. Il ne faut pas qu’il y ait d’attroupements, de cris ou de troubles aux abords de la justice », a expliqué M. Harouna. Il a également précisé qu’il a été demandé à tout élève en tenue scolaire de ne pas accéder à l’enceinte du tribunal, afin de préserver le calme et le respect de l’institution judiciaire.
Concernant la tenue du procès, il a été formel : les mises en causes ne seront pas jugées ce lundi.
« J’ai pris langue avec le procureur. Il m’a fait comprendre que ce procès n’aura pas lieu aujourd’hui. Il n’est même pas encore programmé. Les enquêtes sont en cours et les arrestations se poursuivent », a-t-il indiqué.
Cette forte mobilisation témoigne de l’émotion que suscite cette affaire de violences en milieu scolaire à Labé. Elle relance le débat sur le comportement des élèves, la gestion des conflits à l’école et le rôle de l’encadrement éducatif dans la prévention de tels actes.
En attendant la suite de la procédure judiciaire, les autorités appellent au calme, à la retenue et au respect du processus légal.
Aissatou Maleya Diallo et Mamadou Aliou Diallo, pour foutakameen.com

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