Dissolution de 40 partis politiques : le gouvernement s’explique et tente d’apaiser les inquiétudes des partis concernés

Dissolution de 40 partis politiques : le gouvernement s’explique et tente d’apaiser les inquiétudes des partis concernés

À Conakry, les autorités guinéennes ont apporté de nouvelles précisions concernant la dissolution récente d’une quarantaine de partis politiques, dont l’UFDG, le RPG Arc-en-ciel et l’UFR. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 27 mars 2026, les porte-paroles du gouvernement ont insisté sur le cadre légal de cette décision.

Selon la porte-parole adjointe du gouvernement, la dissolution de ces partis pollution s’inscrit dans un cadre légal.

« Le travail effectué par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation s’inscrit dans un processus administratif dont l’objectif était l’assainissement du paysage politique », a expliqué la porte-parole adjointe du gouvernement, également ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Selon elle, cette démarche vise à mettre les formations politiques en conformité avec les obligations légales en vigueur, tout en garantissant le pluralisme et la stabilité institutionnelle. Elle rejette toute idée de mesure arbitraire :

« Il ne s’agit ni d’une sanction arbitraire ni d’une volonté d’exclusion, mais d’un processus légal ».

Le gouvernement assure que tous les partis ont été traités de manière équitable.

« Tous les partis politiques ont été soumis au même processus administratif, avec les mêmes objectifs et les mêmes critères », a-t-elle précisé, ajoutant que cela a conduit à la dissolution d’une quarantaine de formations politiques.

Les autorités tiennent toutefois à rassurer les acteurs politiques concernés.

« Les acteurs politiques restent libres de se réorganiser conformément à la loi », a indiqué la ministre, soulignant que la dissolution « n’est pas une fin en soi ».

De son côté, le ministre Ousmane Gaoual Diallo a appelé à ne pas personnaliser le débat :

« Elle concerne l’ensemble des acteurs politiques ». Il a souligné que la mesure vise uniquement les entités juridiques, et non les individus.

« Ils conservent donc la possibilité de se regrouper, de créer une nouvelle formation politique et de poursuivre leur engagement », a-t-il expliqué, précisant que les droits civiques des membres ne sont pas affectés.

Répondant aux interrogations sur certains cas spécifiques, notamment celui de l’UFR, le ministre a insisté sur la distinction entre dissolution administrative et retrait des droits civiques :

« Ce sont les entités politiques qui cessent d’exister juridiquement, et non les individus ».

Enfin, il a rappelé que ces décisions peuvent faire l’objet de contestation devant la justice :

« Toute mesure administrative est susceptible de recours ». Selon lui, les partis concernés peuvent saisir les juridictions compétentes pour faire valoir leurs droits et contester les décisions prises.

Houssainatou Bah pour foutakameen.com

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