Comme chaque fin d’année, la rédaction de foutakameen.com s’est penchée sur les activités menées dans différents secteurs de la région. Cette fois, notre attention s’est portée sur le domaine culturel et sur les initiatives organisées au niveau de la préfecture de Labé. En 2025, plusieurs événements ont marqué le paysage culturel local.
Parmi eux, le Festival des Arts et du Rire, qui a réuni des acteurs culturels venus de toute la Guinée et même de l’étranger. À ce festival s’ajoute le concert de l’artiste TBS, un événement grandiose rassemblant musiciens et comédiens de Labé et de Conakry, qui s’est tenu à l’esplanade de l’aéroport de Labé devant un public enthousiaste.
Les artistes comédiens du groupe Staff +224 ont également marqué l’année. Lors d’une conférence de presse, ils sont revenus sur leurs activités et leurs parcours. Thierno Amadou Diouldé Diallo, membre du groupe, explique :
« Nous avons mené de nombreuses activités. L’événement le plus marquant a eu lieu le 8 novembre, avec la participation de nombreux artistes venus de Conakry. L’organisation n’a pas été facile : la vente des tickets, par exemple, a demandé beaucoup de négociation et d’efforts. Nous avons aussi rencontré des difficultés pour obtenir une salle de spectacle, mais grâce à certaines connaissances, nous avons réussi. Nous demandons à l’État, à travers le ministère de la Culture, de nous aider à disposer d’un centre culturel pour nos événements. »
L’inspectrice régionale de la Culture de Labé, Koko Béatrice Guémou, est revenue, lors d’un entretien avec notre rédaction, sur les activités et les défis de son service en 2025 :
« La principale activité cette année a été le Festival des Arts et de la Culture qui s’est tenu dans la préfecture de Koundara. Nous avons organisé des compétitions entre les préfectures de la région de Labé. La préfecture de Labé et celle de Mali se sont retrouvées en finale ici, et Labé a remporté la victoire. Ensuite, la grande finale a eu lieu à Koundara, en présence des représentants des huit régions administratives, ainsi que du ministre de la Culture et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, du ministre de la Fonction publique, Faya François Bourouno, et du ministre du Tourisme et de l’Hôtellerie, Mamadou Abdoulaye Diallo. Le défi reste que les artistes de Labé ne sont pas regroupés dans une structure commune, ce qui complique leur mobilisation lors des événements », estime l’inspectrice.
Le manque d’infrastructures culturelles est un problème récurrent. Le Palais Kolima, destiné aux événements culturels, est toujours en rénovation, et la Maison de la Jeunesse reste insuffisante pour répondre aux besoins. L’acteur culturel et conseiller au CNT, Mamadou Lamine Daillo, déplore cette situation et lance un appel aux autorités locales :
« Il est difficile de constater que Labé ne dispose pas d’une maison de la culture. Les autorités locales doivent s’en occuper avant que le ministère n’intervienne. La mairie ne doit pas se limiter à l’assainissement ou à la collecte des droits de marché ; elle doit être le premier soutien de tous les événements culturels de la ville. »
Cette carence en infrastructures se reflète également dans l’organisation de la foire régionale, qui se tient chaque année à ciel ouvert, exposée à la pluie comme au soleil.
Malgré ces contraintes, la créativité et la détermination des acteurs culturels de Labé ont permis de maintenir un dynamisme remarquable en 2025.
Abdoul Karim Baldé, pour foutakameen.com

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