CONAKRY- Bantounka 1, dans la commune de Ratoma, un drame familial secoue les habitants. Une femme âgée de 65 ans a été retrouvée sans vie à son domicile, tandis que quatre proches, dont des enfants, ont été découverts inconscients dans des circonstances encore floues. Une enquête est en cours pour comprendre l’origine de cette tragédie.
Un drame familial d’une rare violence émotionnelle s’est noué ce dimanche à Bantounka 1, dans la commune de Ratoma, à Conakry. Une femme de 65 ans a été retrouvée morte à son domicile, tandis que quatre autres membres de sa famille, dont des mineurs, ont été découverts inconscients dans des conditions jugées alarmantes.
La victime, Irène Kadiatou Soumah, ménagère originaire de Bigori, dans la préfecture de Boffa, laisse derrière elle cinq enfants. Son corps a été découvert aux environs de 13 heures, dans une chambre où se trouvaient également Catherine Mendel Soumah (32 ans), Brigitte Bangoura (15 ans), Emmanuel Soumah (17 ans) et Étienne Soumah (11 ans), tous retrouvés en état de détresse.
Informées, les forces de sécurité se sont rapidement déployées sur les lieux.
Des agents de la police technique et scientifique, appuyés par les services de la police de Nongo, ont procédé aux premières constatations afin de déterminer les causes exactes du drame.
Selon les témoignages recueillis, c’est Joséphine Soumah, fille de la défunte, qui a fait la macabre découverte. Revenue au domicile familial en début d’après-midi, elle décrit une scène troublante :
« En arrivant, ma clé ne fonctionnait pas. En frappant, Emmanuel est venu ouvrir. Il transpirait abondamment et tremblait. À l’intérieur, les autres étaient couchés, en sueur, toujours habillés comme la veille. Quand j’ai demandé pourquoi ils n’étaient pas allés à l’église, mon fils m’a simplement dit de regarder sa grand-mère. Elle était immobile », a-t-elle expliqué.
Pris de panique, les proches et voisins ont immédiatement alerté les services de secours. Les victimes ont été évacuées en urgence vers une structure sanitaire.
« Certains avaient les pieds enflés, marchaient difficilement, et l’une des filles avait de la bave à la bouche », précise Joséphine Soumah.
Sur les lieux, plusieurs éléments matériels ont été relevés et pourraient orienter l’enquête. La présence d’un fourneau à l’entrée, surmonté d’une marmite, ainsi que des traces de vomissures dans la pièce, figurent parmi les indices actuellement examinés par les enquêteurs.
À ce stade, les circonstances exactes de ce drame restent inconnues. Une enquête est en cours pour établir les faits et déterminer les éventuelles responsabilités.
Houssainatou Bah pour foutakameen.com

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