Délivrance des cartes d’identité et passeports : l’incroyable changement qui attend les Guinéens dès 2026

Délivrance des cartes d’identité et passeports : l’incroyable changement qui attend les Guinéens dès 2026

À partir de 2026, la délivrance des documents d’identité en Guinée devrait être gratuite pour l’ensemble des citoyens. Une réforme présentée comme un tournant social majeur, mais dont la réussite dépendra de sa mise en œuvre concrète, sur le territoire national comme au sein de la diaspora.

L’annonce marque une rupture avec des décennies de pratiques administratives coûteuses et souvent dissuasives. Le président de la transition a instruit la gratuité de la délivrance des documents d’identité pour tous les Guinéens. Une décision politique forte, que les services techniques affirment être déjà en phase d’exécution.

« Son Excellence, Monsieur le Président de la République a accordé la gratuité à l’ensemble de nos compatriotes. En tant que direction technique chargée de l’exécution de ces très hautes instructions, nous avons déjà mis en place toutes les dispositions techniques et pratiques nécessaire », assure Mamadou Saïtiou Barry, Directeur Général des Guinéens Établis à l’Étranger. Selon lui, « à partir de 2026, cette mesure sera une réalité sur le terrain, au bénéfice de tous les compatriotes qui le souhaitent », annonce-t-il.

Passeports biométriques : les verrous institutionnels levés

Dans le prolongement de cette réforme, l’État guinéen accélère le programme des passeports biométriques. Le ministère des Affaires étrangères a signé un protocole d’accord avec le ministère de l’Économie et des Finances, ainsi qu’un cadre de collaboration avec le ministère de la Sécurité. Une étape décisive qui ouvre la voie au lancement effectif de la production.

« La production des passeports biométriques devrait donc démarrer dans les tout prochains jours», indique la même source. Les autorités assurent également avoir anticipé la situation des Guinéens établis hors du pays.

« Toutes les dispositions ont également été prises en faveur de nos compatriotes vivant à l’étranger. Le déploiement débutera dans les pays de la CEDEAO, avant d’être progressivement étendu à l’ensemble du continent, pays par pays. Pour nous, il s’agit d’une priorité », affirme-t-il.

La carte d’identité nationale, pierre angulaire du système

Au cœur de cette réforme se trouve la carte d’identité nationale, présentée comme un document structurant du système administratif. Son absence ou sa difficulté d’obtention a longtemps constitué un frein à l’accès à plusieurs droits civiques et administratifs.

« Cette carte d’identité nationale permettra à nos compatriotes de surmonter de nombreuses difficultés liées à la gestion des documents administratifs », expliquent les responsables.

L’accès à la carte est conditionné par des démarches essentielles.

« Que ce soit pour participer aux élections ou pour obtenir un passeport biométrique, plusieurs pièces sont exigées. Parmi les documents essentiels figurent la carte d’identité nationale et les extraits de naissance biométriques ».

Une réforme attendue, mais sous surveillance

Si la mesure suscite un espoir réel au sein de la population, elle pose aussi des défis majeurs. La gratuité implique un financement public conséquent, une organisation administrative rigoureuse et une capacité à répondre à une demande potentiellement massive. La question de l’accessibilité dans les zones rurales, la gestion des délais et la fiabilité des bases de données restent centrales.

À l’horizon 2026, l’État guinéen joue une carte sensible : transformer l’identité administrative en un droit effectif, et non plus en un parcours du combattant. La promesse est forte. Sa crédibilité se mesurera, elle, sur le terrain.

Houssainatou Bah pour foutakameen.com

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