Création d’un Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité : la parole aux femmes de Labé

Création d’un Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité : la parole aux femmes de Labé

La création d’un département ministériel consacré aux femmes continue de susciter des réactions à Labé. Dans la nouvelle configuration gouvernementale issue du décret présidentiel portant réorganisation des départements ministériels, le Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité figure désormais parmi les structures clés de l’exécutif.

Cette décision intervient après que le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a déclaré, lors de son investiture le 18 janvier 2026, vouloir consacrer son mandat à une meilleure prise en compte des préoccupations des femmes. Pour de nombreuses citoyennes rencontrées dans la commune urbaine de Labé, l’annonce est perçue comme un signal fort et “une avancée majeure”.

Pour Koumba Diallo, cette création marque un tournant important.

« La création d’un poste ministériel dédié aux femmes représente une avancée majeure dans la reconnaissance de nos droits et dans la lutte contre les inégalités de genre », affirme-t-elle.

Elle estime que cette initiative doit surtout se traduire par des actions concrètes en faveur de l’emploi féminin.

« Nous saluons cet acte du président de la République, car nous, les femmes, méritons aussi de participer pleinement aux activités de l’administration. Beaucoup de jeunes femmes ont terminé l’université, enchaînent les stages et les remplacements, mais restent sans emploi. Nous voulons une réelle intégration des femmes dans la fonction publique », plaide-t-elle.

Les femmes interrogées soulignent également que plusieurs départements ministériels restent majoritairement dirigés par des hommes. Elles espèrent donc voir davantage de femmes accéder aux postes de responsabilité, notamment à la tête de ce nouveau ministère.

« Si une femme est nommée à la tête de ce département, nous lui demandons de travailler différemment, en mettant réellement en avant les préoccupations des femmes et des enfants. Ce n’est pas la première fois qu’un ministère est dédié à ces questions. Il y a déjà eu le ministère de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables. Nous attendons des résultats concrets », insiste Koumba Diallo.

De son côté, Fatoumata Binta Diallo rappelle que la mission de ce ministère sera lourde de responsabilités.

« La personne qui dirigera ce ministère doit tout faire pour aider et protéger les femmes, comme une mère protège ses enfants. Il faut soutenir toutes celles qui sont dans le besoin. Les violences faites aux femmes sont une réalité, elles doivent être davantage accompagnées et protégées », souligne-t-elle.

Au-delà des attentes vis-à-vis des autorités, ces citoyennes lancent également un appel aux femmes elles-mêmes. Elles les exhortent à redoubler d’efforts, à faire preuve de courage et à s’impliquer davantage dans la vie sociale et professionnelle afin d’assurer leur pleine réussite au sein de la société.

Il faut rappeler que ce décret gouvernemental a introduit plusieurs changements : certains ministères ont été fusionnés, d’autres réaménagés. Le département autrefois en charge de la promotion féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables semble désormais évoluer vers l’actuel Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité, avec un champ d’action beaucoup plus élargi.

Aïssatou Maleya Diallo pour foutakameen.com

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