La sous-préfecture de Popodara, l’une des treize sous-préfectures que compose la préfecture de Labé, est située à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de la communeurbaine. Bien qu’elle dispose de certaines infrastructures de base, les besoins des populations restent encore importants malgré les efforts consentis.
Lors de notre immersion dans cette localité, l’équipe de Foutakameen.com s’est entretenue avec Elhadj Abdoul Karim Diallo, président de la délégation spéciale de Popodara. Il est revenu sur les premières actions menées depuis sa prise de fonction.
« Dès notre nomination, nous nous sommes fixé un objectif commun : œuvrer pour le développement de Popodara. Nous avons d’abord constaté que le manque d’eau potable impactait fortement la vie des populations. Les besoins sanitaires étaient énormes, tout comme ceux liés à l’éducation. Nous avons rénové les locaux de la commune et tenté de répondre à certaines urgences dans les domaines de la santé et de l’éducation. Popodara dispose d’un grand marché hebdomadaire chaque jeudi, qui génère beaucoup de déchets. Pour maintenir la propreté, nous avons initié des journées d’assainissement hebdomadaires. Sur le plan sanitaire, notre centre de santé répond aux besoins des habitants, et chaque district dispose d’un poste de santé certains construits par les ressortissants eux-mêmes », a-t-il fait savoir.
Elhadj Abdoul Karim Diallo, Président de la Délégation Spéciale de Popodara
Sur le plan du éducatif « nous avons procédé à la clôture du collège, car son ouverture posait problème depuis sa création. Le manque de lycée dans la commune poussait plusieurs élèves à abandonner leurs études. Après de nombreuses démarches, nous avons obtenu l’autorisation d’ouvrir un lycée cette année. Grâce à l’accompagnement reçu, les cours ont effectivement démarré pour l’année scolaire 2025-2026 avec des enseignants disponibles. Aujourd’hui, les dix districts de Popodara disposent chacun d’une école primaire, deux d’entre eux possèdent un collège, et d’autres envisagent d’en construire. Notre priorité reste cependant de faire fonctionner le lycée dans de bonnes conditions », a ajouté Elhadj Abdoul Karim Diallo.
Malgré ces réalisations, les défis demeurent nombreux.
« Notre sous-préfecture ne dispose toujours pas d’électricité. Les citoyens nous interpellent régulièrement à ce sujet. L’électrification d’une localité demande beaucoup de moyens, mais nous sollicitons le soutien des autorités compétentes pour y parvenir. L’approvisionnement en eau reste également un défi, bien que le centre de Popodara et certains districts disposent de points d’adduction d’eau. Concernant les routes, l’axe Labé–Popodara est praticable, mais les routes secondaires reliant le centre aux autres districts sont en très mauvais état, ce qui complique l’accès », a-t-il regretté.
Le président de la délégation spéciale a aussi mis l’accent sur l’implication de la jeunesse.
« Nous associons les jeunes à toutes nos activités et privilégions la main-d’œuvre locale. Nous les soutenons à travers des formations et des appuis. Nous collaborons actuellement avec eux pour développer le secteur agricole à Popodara », a fait Elhadj Abdoul Karim Diallo, président de la délégation spéciale de Popodara.
Boubacar Diallo et Abdourahmane Baldé pour Foutakameen.com


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