Garambé Centre : l’école primaire débordée par l’affluence des élèves, faute de salles de classe et de tables-bancs

Garambé Centre : l’école primaire débordée par l’affluence des élèves, faute de salles de classe et de tables-bancs

L’école primaire de Garambé Centre, située dans la commune rurale de Garambé, fait face à une situation préoccupante. Cet établissement public, qui compte 12 classes pédagogiques, fonctionne en régime de mi-temps en raison d’un effectif d’élèves devenu trop important et d’un manque considérable de salles de classe.

Interrogé par notre rédaction, le directeur de l’établissement, Alseïny Diallo, a tiré la sonnette d’alarme sur les difficultés rencontrées au quotidien.

« Nous avons un effectif très élevé, et les salles de classe dont nous disposons ne suffisent plus à accueillir tous les élèves. C’est pourquoi nous avons mis en place un emploi du temps en deux groupes : certains viennent le matin, d’autres l’après-midi. C’est une contrainte majeure pour nous, car le nombre d’élèves dépasse largement nos capacités d’accueil », explique-t-il. Selon lui, cette surcharge pèse également sur les enseignants et affecte la qualité de l’enseignement.

« Il arrive qu’une salle prévue pour 50 élèves en contient plus de 80. Dans ces conditions, il est difficile pour un enseignant de bien encadrer les enfants, surtout à leur jeune âge », fait-il savoir.

À cette insuffisance d’infrastructures s’ajoute un manque criant de tables-bancs.

« Rien qu’en première année, entre les nouveaux inscrits et les redoublants, nous sommes débordés. Beaucoup d’élèves n’ont même pas de place pour s’asseoir. Nous avons besoin d’environ cinquante tables-bancs pour combler ce déficit. Nous sollicitons le soutien des autorités locales », lance le directeur.

Alseïny Diallo, Directeur de l’école primaire de Garambé Centre

L’école de Garambé Centre est également confrontée à un autre problème majeur : son absence de clôture, alors qu’elle se trouve au bord de la route nationale Labé–Conakry.

« Comme vous pouvez le constater, notre école n’est pas clôturée. Elle est située en bordure de la route nationale, ce qui expose les enfants à des risques d’accidents. Nous devons rester vigilants à chaque sortie de classe. J’en appelle aux autorités locales et aux citoyens de bonne volonté pour nous aider à sécuriser l’établissement », exhorte le chef de l’établissement.Malgré son statut d’établissement public, l’école souffre aussi d’un manque de matériel pédagogique, notamment de livres.

« Nous manquons cruellement de manuels scolaires. Tous les enseignants n’en disposent pas, et les élèves encore moins. Certains parents sont contraints d’acheter les livres eux-mêmes, mais beaucoup n’en ont pas les moyens. Cela complique énormément la tâche des enseignants », déplore-t-il.

Pour conclure, le directeur appelle à une meilleure collaboration avec les parents d’élèves et à un soutien accru des ressortissants de la localité ainsi que des autorités locales.

« Nous avons besoin de nouvelles salles de classe, de tables-bancs, de latrines adaptées et d’une clôture pour protéger nos enfants. Seule une mobilisation collective pourra permettre à notre école de mieux remplir sa mission éducative. »

Abdourahmane Baldé pour foutakameen.com

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