À l’image de plusieurs villages qui organisent des marchés hebdomadaires, celui de Yembéring se tient chaque dimanche. Ce jour-là, le marché est bondé de condiments et de marchandises venant de toute la localité ainsi que des villages environnants. Malgré le fait que ce marché ne se tienne qu’une fois par semaine, les femmes vendeuses ne tarissent pas de mots pour décrire les conditions dans lesquelles elles font leur petit commerce.
Rencontrées par notre rédaction, elles se sont exprimées sur les difficultés auxquelles elles font face dans leur quête du bien-être. Ce, de l’importation de leurs marchandises à leur acheminement jusqu’à leur conservation.
Taïbou Pellal Diallo, vendeuse au marché de Yembéring, déplore la rareté des clients
« Le marché n’est pas fluide, nous revendons très peu. Actuellement, la vie est très chère, et nous ressentons cela dans nos ventes. Moi, je vends des produits alimentaires, ainsi que du poisson et du poulet », explique-t-elle.
Elle pointe également du doigt la concentration des vendeurs et vendeuses dans le marché.
« Le fait que les revendeurs soient trop serrés dans le marché nous cause beaucoup de problèmes. Avant, nous étions situés au niveau de la gare routière, mais aujourd’hui, ils nous ont déplacés à l’intérieur du marché, et cela impacte notre commerce. C’est pourquoi nous demandons aux autorités de nous aider à obtenir de meilleurs emplacements pour mieux vendre», sollicite-t-elle.
En tant que revendeuse de poisson et de poulet importé, Taïbou Pellal Diallo se plaint de l’absence totale de matériel de conservation pour ces denrées périssables.
« Le manque de congélateurs nous pénalise énormément pour la conservation des poissons et des poulets importés. Lorsque nous recevons une quantité de marchandise, nous sommes obligées de prier pour que tout soit vendu, sinon nous risquons de perdre le reste, faute d’un lieu de conservation. Nous nous approvisionnons à Labé », précise-t-elle.
Elle dénonce également le mauvais état des routes, qui entraîne des pertes importantes pour elles.
« Le mauvais état des routes nous cause énormément de problèmes. Lorsque nous allons chercher de la marchandise, au retour, à cause de l’état piteux des routes, presque toute la marchandise est abîmée avant même d’arriver à destination. C’est l’un de nos plus gros soucis actuellement », se plaint notre interlocutrice.
À ces difficultés s’ajoute le problème du manque d’électricité à dans la sous-préfecturede Yembéring, ce qui complique encore davantage la conservation des produits.
« Si nous avions de l’électricité, nous pourrions utiliser des congélateurs pour conserver nos poissons. Mais ici, à Yembéring, nous n’avons pas d’électricité », déplore Taïbou Diallo.
Les vendeuses au marché de Yembéring lancent ainsi un appel aux autorités afin d’améliorer leurs conditions de travail et d’alimenter leur localité en électricité afin de leur offrir un environnement de travail adéquat.
Abdourahmane Baldé pour foutakameen.com

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