Koutaya (Donghol Touma) : un village entier dépend d’un marigot impropre à la consommation

Koutaya (Donghol Touma) : un village entier dépend d’un marigot impropre à la consommation

Dans le district de Koutaya, relevant de la sous-préfecture de Donghol Touma, préfecture de Pita, l’accès à l’eau potable demeure un véritable calvaire pour les habitants. Dans ce village, toute la population dépend d’un seul marigot pour ses besoins quotidiens en eau.

Lors d’un passage dans cette localité, la rédaction de foutakameen.com a rencontré une femme venue puiser de l’eau au bord de ce marigot. Assise près de la source, un seau à la main, elle raconte les difficultés auxquelles les habitants sont confrontés.

« Je suis venue puiser de l’eau. Ce marigot est notre seule source d’approvisionnement. Nous n’avons nulle part ailleurs où aller chercher de l’eau, que ce soit pendant la saison sèche ou la saison des pluies », confie Laïbatou Barry, le regard teinté de fatigue.

Elle explique que pendant l’hivernage, les habitants évitent souvent d’utiliser cette eau à cause des impuretés charriées par les pluies.

« Pendant la saison des pluies, nous fréquentons peu le marigot parce que les déchets se mélangent à l’eau. Quand il pleut, nous sommes obligés de sortir les seaux pour recueillir l’eau de pluie à la maison. Mais en saison sèche, surtout vers les mois de mars et avril, l’eau devient très difficile à atteindre. Nous venons ici avec des gobelets pour tirer l’eau petit à petit avant de la laisser décanter », explique-t-elle.

Malgré les risques sanitaires, ce marigot reste la seule source d’approvisionnement pour les habitants de Koutaya. Femmes, enfants et même les animaux s’y rendent quotidiennement.

« C’est ici que tout le village vient chercher de l’eau. Nous faisons la lessive ici, et c’est aussi ici que les animaux viennent boire. Parfois, nous envoyons les enfants chercher de l’eau, mais toujours avec beaucoup de peur. Les serpents peuvent surgir à tout moment. Même les personnes âgées ont peur de venir, mais nous n’avons pas le choix », poursuit-elle.

La consommation de cette eau non traitée constitue également une menace permanente pour la santé des habitants.

« Nous risquons notre santé, car cette eau n’est pas potable. Pourtant, c’est avec cette eau que nous vivons tous les jours », déplore-t-elle.

Face à cette situation difficile, Laïbatou Barry lance un appel pressant aux autorités et aux personnes de bonne volonté afin de venir en aide à leur communauté.

« Nous sollicitons l’aide des bonnes volontés. Nous souffrons énormément parce que nous n’avons pas d’eau potable. Si nous obtenons un forage dans notre village, cela va vraiment nous soulager », conclut-elle avec espoir.

Abdoul Karim Baldé et Boubacar Diallo pour foutakameen.com

 

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