La Guinée endeuillée par 528 morts, plus de 3 300 accidents : le bilan sombre des accidents de la route en 2025

La Guinée endeuillée par 528 morts, plus de 3 300 accidents : le bilan sombre des accidents de la route en 2025

Le constat est alarmant. Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 7 janvier 2026, le Ministère des Transports à travers l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER) a dévoilé les statistiques des accidents de la circulation pour l’année 2025 écoulée. Avec une hausse vertigineuse de plus de 33 %, les routes guinéennes continuent d’endeuiller des familles.

L’année 2025 marque un tournant sombre pour la sécurité des usagers. Selon le rapport consolidé par le Ministère des Transports et les services de sécurité, le pays a enregistré 3 305 accidents, soit une augmentation de 33,5 % par rapport à l’année 2024.

Cette dégradation de la situation ne se traduit pas seulement par des chiffres, mais par des vies brisées privant de nombreuses familles de leurs proches. Le bilan humain est lourd :

528 décès, dont 342 hommes, 120 femmes et 66 mineurs. 702 blessés graves et 888 blessés légers, laissant souvent derrière eux des séquelles physiques et psychologiques irréparables.

Le communiqué met en lumière une réalité frappante et préoccupante : l’omniprésence des deux-roues (motos) dans les sinistres. Sur le plan matériel, on dénombre plus de 2 900 motos impliquées dans des dommages (importants ou légers), contre environ 1 500 véhicules.

L’AGUISER pointe spécifiquement du doigt la vulnérabilité des motocyclistes, souvent liée à l’absence de casque et à une indiscipline notoire dans la circulation. Pourquoi nos routes tuent-elles autant ? L’agence a identifié plusieurs facteurs critiques qui expliquent cette hécatombe :

Le comportement humain : L’excès de vitesse, le non-respect du Code de la route et la consommation de stupéfiants restent les causes majeures énumérés par l’agence Guinéenne de la Sécurité Routière.

L’état technique : Le mauvais entretien mécanique des véhicules et la surcharge systématique.

L’environnement : La dégradation des infrastructures routières contribue également à l’insécurité routière.

Face à ces infractions, la justice commence à sévir : 299 dossiers ont été déférés devant les juridictions compétentes au cours de l’année indique le communiqué consulté par foutakameen.com.

« La sécurité routière est une responsabilité partagée », indique l’AGUISER. Au-delà des chiffres, ce communiqué est un cri d’alarme lancé à chaque citoyen, conducteur comme piéton. Le gouvernement appelle à un engagement collectif pour bâtir des routes plus sûres en 2026, afin que le bitume cesse d’être un cimetière à ciel ouvert pour la jeunesse guinéenne.

Mamadou Aliou Diallo, pour foutakameen.com

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