Labé : que s’est-il vraiment passé lors de la rencontre entre la commissaire de la HAC dépêchée et les journalistes ?

Labé : que s’est-il vraiment passé lors de la rencontre entre la commissaire de la HAC dépêchée et les journalistes ?

Dépêchée par la Haute Autorité de la Communication (HAC), la commissaire Hadja Sarata Diallo Keïta a rencontré cette semaine les journalistes de Labé pour rappeler les règles de couverture de la campagne électorale en cours dans le pays. Mais face à elle, les professionnels des médias ont dénoncé des obstacles persistants à l’accès à l’information.

Interrogée par la rédaction de foutakameen.com, Mme Hadja Sarata Diallo Keïta, commissaire de la HAC, a souligné l’importance de la liberté de la presse et du respect de la carte professionnelle lors des événements publics.

« Nous sommes venus à la rencontre de ces journalistes pour leur faire comprendre que, pendant les élections, ce que nous recherchons avant tout, c’est la paix… Tous ceux qui possèdent une carte de presse sont autorisés à couvrir les événements publics », a-t-elle rappelé.

Malgré ces règles, plusieurs journalistes ont exprimé leurs difficultés. Mamadou Samoura, Secrétaire régional du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée à Labé a dénoncé les obstacles rencontrés dans l’accès aux sources d’information.

« Nous avons lu les règlements établis… lorsqu’ils sollicitent des interviews, les responsables refusent, malgré la présentation d’une carte officiellement reconnue », a déploré Mamadou Samoura.

Il a rappelé que ces problèmes persistent depuis longtemps :

« Ce n’est pas la première fois que nous signalons ce problème… On nous a promis, une fois encore, que des mesures seront prises pour résoudre ce problème », a-t-il dit.

La plupart du temps, lors des événements officiels, les journalistes sont écartés au profit de personnes qui ne sont pas des professionnels des médias. Une situation que condamne fermement le secrétaire régional du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée à Labé.

« Les communicants empêchent souvent les journalistes de faire leur travail, surtout lors des cérémonies officielles. On a remarqué aussi que les autorités accordent plus d’importance à ceux qui publient pour eux sur Facebook qu’aux journalistes professionnels, alors que c’est nous qui sommes légalement autorisés à couvrir ces événements. Franchement, nous en avons assez. Même hier, lors de la passation de service entre les gouverneurs et les préfets à l’amphithéâtre, comme nous avons constaté que certains responsables ne comprennent pas l’importance de notre rôle, nous avons pris des dispositions. Par exemple, nous avions refusé de tendre nos micros au président de la délégation spéciale de Labé car il fait partie de ceux qui refusent de parler aux journalistes. Si les nouveaux responsables, à savoir le préfet et le gouverneur, adoptent la même attitude, nous réagirons de la même manière », a affirmé ce dernier.

Mamadou Dian Diallo et Boubacar Diallo pour foutakameen.com

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