Ce jeudi 18 décembre 2025, dès l’ouverture de la seconde phase du procès des massacres du 28 septembre 2009, le colonel Bienvenue Lamah, accusé de plusieurs faits, a fait sa déposition. Lors de ses explications, l’officier s’est énervé du fait qu’il soit encore jugé sur les mêmes faits alors qu’il avait été acquitté affirme-t-il.
L’accusé parle des manœuvres le visant.
« Le dossier a été examiné par la Cour suprême de la République de Guinée et elle confirme le non-lieu. Il y a eu l’action de l’autorité, toutes les voies de recours ont été épuisées, Monsieur le Président. On doit respecter nos institutions. Je ne devrais plus être dans ce dossier, Monsieur le Président, ni comme témoin ni comme accusé. On ne peut pas être jugé deux fois, mais ce sont des stratégies. Vous, les magistrats, Dieu vous a donné cette chance-là. Si tu fais ce qui est anormal, un juge te condamne ; même devant Dieu, tu es condamné. Si vous devez condamner quelqu’un, condamnez-le sur les faits. »
Il renchérit en affirmant qu’il est psychologiquement préparé malgré qu’il soit traité de tout lance-t-il.
« Partout où je m’exprime, on me dit que je mens. D’accord, Monsieur le Président, la prison ce n’est rien, la liberté est dans la tête. Mentalement, je suis préparé, je ne me reproche rien. Mon comportement, mon éducation, ma religion : non, je ne peux pas faire cela. Je ne peux pas être complice. Renseignez-vous : qui est Bienvenue Lamah ou qui était Bienvenue Lamah », a-t-il fait savoir avant d’ajouter :
« Quand il y a eu la prise de pouvoir, moi j’étais à Mamou. C’est de là-bas qu’on m’a pris pour me déléguer comme commandant régional de la gendarmerie de Conakry. J’ai la foi, Monsieur le Président, et je compte sur vous. Quand le procès a commencé, dans ses interventions, il fait savoir que le non-lieu dont j’ai bénéficié est un faux non-lieu », a fait savoir le colonel Bienvenue Lamah à la barre.
Boubacar Diallo pour foutakameen.com

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