Le secrétaire chargé de l’implantation et des adhésions du parti Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), Aliou Dalein Baldé, s’est exprimé sur les raisons pour lesquelles leur formation politique n’a pas pris part à la présidentielle prévue le 28 décembre prochain. En détention depuis plusieurs mois, Aliou Bah, président du MoDeL (Mouvement Démocratique Libéral), n’a pas pu déposer sa candidature pour cette élection majeure. Interrogé à Labé, Aliou Dalein Baldé a expliqué les raisons de cette non-participation.
Pour Aliou Dalein, la priorité au sein du MoDeL demeure la liberté de leur leader.
« Notre candidat n’a pas participé à l’élection parce qu’il est toujours en prison. Nous n’avons déposé aucun dossier de candidature, car il ne peut pas y avoir d’élections libres et transparentes dans les conditions actuelles. Certains nous ont demandé pourquoi nous n’avons pas désigné un autre candidat, comme cela s’est fait au Sénégal avec Ousmane Sonko et Diomaye Faye. Mais la Guinée et le Sénégal, ce n’est pas la même chose. Notre priorité, pour le moment, est de faire libérer notre président et d’implanter le parti sur toute l’étendue du territoire national. Il faut rappeler que le MoDeL a été créé pour participer à des élections, mais seulement à des élections libres et transparentes », a déclaré Aliou Dalein Baldé.
Aliou Dalein Baldé, membre du Bureau exécutif national du MoDeL, Secrétaire chargé de l’implantation et des adhésions
Ce membre du bureau exécutif national du MoDeL a également réagi à la candidature du général Mamadi Doumbouya à la présidentielle du 28 décembre. Pour lui, cette candidature était prévisible.
« Nous ne sommes pas surpris que le général Mamadi Doumbouya se présente à cette élection. Il a trahi les engagements pris après le coup d’État. Notre président est en prison parce qu’il avait compris leurs véritables intentions. La confiance se gagne par la parole donnée, et elle ne se gagne qu’une seule fois. Le général a non seulement changé la Constitution, mais il l’a aussi violée. L’article 10 stipule que seuls les civils peuvent se présenter à l’élection présidentielle. »
Selon notre interlocuteur, le général Mamadi Doumbouya aurait pu démissionner avant de faire acte de candidature.
« Or, il a déposé sa candidature sans démissionner ni redevenir civil. Lors de sa prestation de serment, il avait juré que ni lui, ni aucun membre du CNT ne serait candidat à la prochaine élection. En se présentant, il viole non seulement la charte de la transition, mais aussi la nouvelle Constitution », a dénoncé Aliou Dalein Baldé.
Aissatou Maleya Diallo, pour Foutakameen.com


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