À moins de deux mois de la présidentielle, la bataille juridique autour de la candidature du Dr Ousmane Kaba s’intensifie. Provisoirement écarté pour question d’identification, le leader du PADES riposte et réclame son maintien dans la course, évoquant une décision injustifiée.
Le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) ne décolère pas après l’invalidation provisoire de la candidature de son leader, le Dr Ousmane Kaba, par la Cour suprême. Son avocat, Me Paul Yomba Kourouma, annonce avoir introduit un recours et accuse l’administration électorale d’un excès de zèle sur une « simple question d’identification ».
Selon l’arrêt n°1 rendu le 8 novembre 2025, le dossier du candidat ne permettrait pas de l’identifier de manière suffisamment complète. Une décision que conteste vigoureusement la défense, invoquant l’article 240 du Code de procédure civile, économique et administrative, qui autorise la régularisation des pièces jugées incomplètes avant toute décision définitive.
« Toutes les pièces exigées ont été fournies : acte de naissance avec filiation, informations sur les parents, lieu et date de naissance, employeur et fonction », soutient Me Kourouma avant de poursuivre :
« On nous reproche un défaut d’identification, alors que les documents sont conformes. La loi permet la régularisation ; elle doit être appliquée. »
Pour le collectif d’avocats, l’affaire relève davantage d’un malentendu administratif que d’un motif sérieux d’exclusion. Le camp du PADES rappelle que la décision n’est qu’en premier ressort et estime que la Cour suprême, en second ressort, « restaurera le droit et l’équité ».
Au-delà du volet juridique, le ton se veut ferme mais prudent : pas d’accusation d’arrière-pensée politique, mais l’idée que l’invalidation frappe un candidat « connu, respecté, et porteur d’une vision économique stable pour la Guinée ».
L’avocat affirme que « Si la Cour dit ne pas connaître le Dr Kaba, le peuple, les autorités et ses adversaires, eux, le connaissent », lance Me Kourouma.
Le recours a été finalisé et déposé. Le PADES dit faire confiance à la Cour suprême pour trancher « dans la loi, par la loi ». Dans l’attente, le parti assure que son leader est « prêt à répondre à toutes les exigences », y compris une présence physique pour lever les doutes sur son identité.
Houssainatou Bah, pour foutakameen.com

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