Présidentielle 2025 : le PADES accuse la DGE d’avoir orchestré l’exclusion de Dr Ousmane Kaba

Présidentielle 2025 : le PADES accuse la DGE d’avoir orchestré l’exclusion de Dr Ousmane Kaba

À la suite de la décision de la Cour suprême d’invalider une large majorité de candidatures en vue de la présidentielle de 2025, dont le PADES de Dr Ousmane Kaba, le Parti pointe du doigt à ce qu’il qualifie de « contradictions profondes » au cœur du dispositif électoral. Dans un communiqué publié le 13 novembre 2025, le parti met en cause la Direction Générale des Élections (DGE) et la Cour suprême, accusant les deux institutions d’avoir orchestré un processus de disqualification “déguisé”.

Selon le PADES, la DGE est « au cœur de la planification du processus d’exclusion ». La formation politique affirme que la liste officielle des documents à fournir aux candidats ne comptait que neuf pièces, alors que la Cour suprême a justifié l’irrecevabilité de la candidature de Dr Ousmane Kaba par l’absence d’une “fiche d’identité”, un document qui ne figurait pourtant ni dans la liste initiale, ni dans les exigences préalablement communiquées.

Pour le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES), cette incohérence administrative ouvre la voie à des soupçons d’arbitraire : « La DGE est instrumentalisée dans la stratégie servant à éliminer les candidats gênants sur le terrain », accuse le parti dans son communiqué.

Dans le même document, le parti s’interroge également sur la logique des recours. La Cour suprême avait accordé trois jours aux candidats pour compléter les pièces manquantes, avant de trancher que : « aucun document ne permet de corriger la liste ». Une contradiction qui, selon le PADES, remet en question la crédibilité même du processus : “Pourquoi publier une liste provisoire et offrir un délai de recours si la décision initiale est intangible ?”

Au-delà du cas de Dr Ousmane Kaba, le parti estime que cette situation soulève une question plus large : celle du respect de l’égalité de traitement entre les candidats et, plus largement, de la transparence du scrutin.

Toutefois, le PADES appelle ses militants et sympathisants à rester mobilisés dans le calme, en privilégiant la paix malgré la déception.

À quelques semaines d’une élection décisive, ce bras de fer entre partis d’opposition et institutions électorales met en lumière un enjeu fondamental : la confiance des citoyens dans le processus qui déterminera la future présidence du pays.

Houssainatou Bah pour foutakameen.com

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