Présidentielle : la DGCIP forme les leaders communautaires à la prévention des conflits

Présidentielle : la DGCIP forme les leaders communautaires à la prévention des conflits

À l’approche de l’élection présidentielle prévue pour le 28 décembreprochain, le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, à travers la Direction générale de la Promotion de la Citoyenneté et de la Paix (DGCIP), a ouvert ce mercredi 10 décembre 2025 un atelier national dédié aux signataires du Pacte d’entente nationale pour la paix. Cette session de trois jours vise à renforcer les compétences des leaders communautaires en matière de prévention et de gestion des conflits.

Conduit par deux experts reconnus dans le domaine, l’atelier réunit des représentants des autorités religieuses, coutumières et morales issus des quatre régions naturelles du pays. Durant la formation, les participants seront outillés sur les mécanismes d’alerte précoce et de réponse rapide, à travers une démarche participative mêlant exposés, échanges et études de cas adaptées aux réalités locales.

Dans son allocution d’ouverture, Amirou Diawara, directeur général de la Promotion de la Citoyenneté et de la Paix, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet AFISIT, un programme conjoint de l’Union africaine et du PNUD qui vise à accompagner les transitions politiques vers plus de stabilité et de gouvernance démocratique.

Soulignant la sensibilité du contexte national, il a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue :

« La prévention des conflits n’est plus seulement une priorité, elle est devenue un impératif pour la stabilité et le développement. Nous devons anticiper les risques et consolider nos mécanismes de réponse », a souligné Amirou Diawara.

Il a également annoncé la mise en place prochaine d’un système national d’alerte précoce destiné à identifier les zones à risque, analyser les signaux de tensions et intervenir rapidement en cas de menace sur la cohésion sociale.

Amirou Diawara a par ailleurs salué l’implication des leaders communautaires, rappelant leur rôle central dans le dialogue, la médiation et la gestion des tensions :

« Vous êtes les premiers témoins et les premiers relais sur le terrain. Votre rôle est indispensable », a-t-il lancé.

Le directeur général a enfin exprimé sa reconnaissance au président Mamadi Doumbouya pour « son engagement constant en faveur de la réconciliation nationale et du vivre-ensemble. »

Représentant le ministre de l’Administration du territoire, le secrétaire général Mohamed Sikhé Camara a lui aussi, réaffirmé la détermination du gouvernement à renforcer les mécanismes nationaux de prévention des crises. Selon lui, la prévention constitue désormais un axe stratégique majeur.

« Nous devons disposer d’outils crédibles, opérationnels et inclusifs pour anticiper les tensions et renforcer la résilience de nos communautés. »

Il a encouragé les leaders religieux et traditionnels à tirer pleinement profit de cette formation, estimant qu’ils occupent une place déterminante dans la pacification des relations sociales.

Au nom du Secrétariat général des Affaires religieuses, le conseiller Mohamed Lamine Diallo a délivré un message fort en faveur de la paix, rappelant que la prévention est au cœur des valeurs religieuses.

« Islam comme christianisme nous enseignent qu’il vaut mieux prévenir que guérir. La paix est une denrée commune que nous devons protéger à tout prix. »

Il a également souligné le devoir moral des guides religieux.

« Nous ne travaillons pas pour être gentils ; c’est une responsabilité spirituelle et communautaire. Celui qui ignore les difficultés de sa communauté ne peut prétendre être un vrai guide », a-t-il fait savoir.

Houssainatou Bah pour foutakameen.com

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