C’est sous la bannière du parti “Guinée Moderne”, dont il en est le président qu’il a officiellement déposé sa candidature lundi 3 novembre 2025 – date ultime pour se lancer dans la course à la présidentielle du 28 décembre 2025. Ingénieur de formation, Thierno Yaya Diallo est un ancien fonctionnaire international auprès des Nations Unies. Il a donc officialisé sa candidature en déposant ses dossiers à la Cour suprême.
Après avoir acté sa candidature comme plusieurs autres prétendants à la course, il a exprimé sa satisfaction :
« Je sors vraiment avec beaucoup de joie, avec de l’espoir d’avoir déposé ma candidature aujourd’hui. C’est le 3 novembre 2025, je pense que c’est un jour qu’on va se rappeler dans l’histoire parce que c’est le jour où le prochain chef de l’État a déposé son application », a-t-il déclaré.
Le président de Tabital Pulaaku Guinée a, par la même occasion, confié à la rédaction de foutakameen.com ses motivations à prendre part pour la première fois à une élection présidentielle dans son pays.
« Si aujourd’hui je fais face à ce challenge, à ce défi d’être candidat à la Présidence de la république, c’est pour démontrer ce dont nous sommes capables et qu’est-ce qu’on peut apporter à la Guinée. Je souhaite que les gens ne voient pas comme une manifestation mais nous sommes là pour agir, nous ne sommes pas là pour appeler à la révolte plutôt nous voulons assumer fermement nos responsabilités », a confié le président de Guinée Moderne.
Thierno Yaya Diallo a dénoncé les anciennes pratiques qui, selon lui, constituent un véritable handicap pour le progrès de la Guinée. Ces pratiques doivent se transformer en une opportunité compte tenu de l’immensité de ses richesses estime M. Diallo.
« Je pense que ce qui a commencé par les uniformes doit maintenant finir par le respect de la loi et dans l’unité. Donc c’est pour ça que nous sommes là aujourd’hui. Notre pays est chanceux, il est riche dans toutes les ressources minières, nous avons de l’or et de la bauxite mais malheureusement nous manquons toujours de lumière et de justice », a fustigé notre interlocuteur.
Cependant, Thierno Yaya Diallo fait face à un adversaire de taille : le général Mamadi Doumbouya, président de la transition qui a lui aussi déposé sa candidature lundi. Donc, candidat à sa propre succession. Pour le président de Guinée Moderne, la candidature du chef de la junte ne constitue pas un obstacle pour lui, étant donné qu’il a montré ses limités durant ces quatre dernières années à la tête du pays.
« Voici pourquoi je suis confiant : moi je suis en train d’essayer d’offrir le plus simple que possible à la Guinée. Pour moi, la Guinée de 2030, c’est une Guinée où il y’a le travail où il y’a de l’eau, où il y’a l’électricité. Je pense qu’on lui a donné quatre ans, on n’a toujours pas d’eau, on n’a toujours pas d’électricité, on n’a toujours pas de travail et moi je suis certain de vous apporter cela. Pendant longtemps notre pays a vécu entre deux choses : de l’espoir et de l’espoir. Ce n’est pas la faute de la population, c’est la faute du système. Il y’a un système qui nous a appris à ne pas s’attendre à beaucoup. Il y’a un système qui essaie de monnayer le silence pour la loyauté et ça c’est un problème. Nous ne vivons que de slogans, il est temps de changer cela », a critiqué le président de Guinée Moderne qui se présente comme étant le candidat de la rupture et du changement.
Mamadou Aliou Diallo, pour foutakameen.com

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