Les audiences correctionnelles se poursuivent au tribunal de première instance de Labé. Pour ce second dossier, deux collégiennes majeures sont poursuivies pour des faits de coups et blessures volontaires, ainsi que pour la mise à disposition d’images portant atteinte à la dignité humaine.
Les accusées, Ramatoulaye Bah et Hadja Kadiatou Barry, ont reconnu certains faits qui leur sont reprochés.
Dans ses explications à la barre, Ramatoulaye Bah explique les circonstances de leur bagarre :
« J’étais au travail lorsque Adama Dian Bah m’a appelée pour me dire que celle qui a parlé mal de moi se trouvait au sapin. À mon arrivée, je n’ai pas pu me maîtriser, je me suis jetée sur Djeinabou Cellou pour la battre et les autres m’ont suivie. Après, nous sommes parties chez elle pour lui demander pardon, mais là aussi on ne s’est pas comprises et je me suis jetée sur Djeinabou Cellou dans sa chambre, sur son lit, pour la frapper. Mais si je savais que ça allait dégénérer, je ne serais pas partie », déclare Ramatoulaye à la barre.
Revenant à la barre à son tour, Hadja Kadiatou Barry livre sa version des faits :
« Un jour, j’étais avec l’une de mes amies. Elles sont parties passer la journée et Djeinabou Cellou a cité mon nom. Les autres ont enregistré un vocal sur WhatsApp pour me l’envoyer, cela s’est fait à deux reprises. On s’est dit d’aller au sapin pour faire écouter les vocaux à Djeinabou Cellou sans la frapper. C’est quand Ramatoulaye est venue que la bagarre a commencé. Moi, je n’ai pas frappé Djeinabou Cellou, j’ai juste filmé dans la maison, mais je n’ai rien publié », a déclaré Hadja Kadiatou Barry.
Dans ses observations, le procureur a demandé la requalification des faits à l’endroit de Hadja Kadiatou Barry et le maintien des faits de coups et blessures volontaires contre Ramatoulaye Bah.
Dans sa décision, le président du tribunal a requalifié les faits en violences volontaires et la seconde infraction reste maintenue : il s’agit de la prise, de la diffusion et de la mise à disposition d’images.
Dans ses réquisitions, le parquet a sollicité l’application des dispositions des articles du Code pénal et de déclarer Ramatoulaye Bah coupable des faits de violences volontaires et de la condamner à un an d’emprisonnement assorti de sursis.
En outre, il a requis de déclarer Hadja Kadiatou Barry coupable des faits de violences volontaires et de mise à disposition d’images portant atteinte à la dignité humaine, en application des dispositions du Code pénal et de la loi sur la cybersécurité en République de Guinée, et de la condamner à un an d’emprisonnement assorti de sursis.
Le tribunal, dans sa décision, a renvoyé l’affaire pour que la décision soit rendue le mercredi 4 mars 2026.
Boubacar Diallo pour foutakameen.com

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