Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle, le candidat du FRONDEG classé deuxième a pris la parole ce 31 pour s’adresser à ses militants et au peuple de Guinée. S’il reconnaît le rang qui lui est attribué par les chiffres officiels, il conteste fermement leur crédibilité et affirme que ces résultats « ne reflètent pas la volonté du peuple guinéen ».
Selon Abdoulaye Yéro Baldé, dans les zones où le vote s’est déroulé « librement, sans pression ni intimidation » et où les procès-verbaux ont pu être établis et transmis normalement, le verdict des urnes aurait été sans équivoque en sa faveur. Estimant que la souveraineté populaire a été « confisquée », il annonce que toutes les voies légales seront utilisées pour obtenir, dit-il, « le rétablissement de la vérité électorale ».
Dans sa déclaration, le candidat du Front Démocratique de Guinée dénonce des résultats « fabriqués », tout en affirmant qu’ils ne remettent pas en cause la réalité politique du pays. Il estime au contraire que ce scrutin confirme l’émergence d’un choix civil majoritaire et d’une alternative politique portée, selon lui, par « des millions de Guinéens mobilisés avec courage et dignité ».
Malgré la contestation, le ton se veut mesuré. Le candidat du FRONDEG insiste sur sa volonté de ne pas appeler à des actions susceptibles de mettre la population en danger. « Notre lutte est politique et stratégique », affirme-t-il. Se présentant comme porteur d’un « mandat civil », il estime que toute démarche visant à la stabilité du pays doit nécessairement passer par le respect de la représentation issue des urnes et de la voix des citoyens. « Il n’y a pas de paix durable dans l’injustice, ni de stabilité réelle sans légitimité », souligne-t-il.
Enfin, le candidat annonce que ses équipes juridiques sont d’ores et déjà mobilisées pour introduire des recours auprès de la Cour suprême, seule habilitée à statuer sur le contentieux électoral. Il conclut en réaffirmant son engagement à poursuivre le combat politique par des moyens légaux, au nom, dit-il, de la souveraineté du peuple guinéen.
Houssainatou Bah pour foutakameen.com

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