La situation des cultivateurs de riz de la sous-préfecture de Gadha Woundou, dans la préfecture de Koubia (région de Labé), reste préoccupante. Confrontés à de multiples défis au quotidien, ces agriculteurs luttent pour préserver leurs champs et assurer leur subsistance, dans un contexte marqué par le manque de moyens, l’insécurité agricole et l’enclavement de la localité. 
Dans cette zone essentiellement rurale, les producteurs de riz sont contraints de veiller constamment sur leurs champs afin de les protéger contre les animaux domestiques et sauvages qui causent d’importants dégâts.
Une réalité que confirme Mamadou Korka Diallo, cultivateur rencontré sur place, qui a accepté de partager son vécu.
« Nous exerçons cette activité avec beaucoup de difficultés. Le manque de financement est l’un de nos principaux problèmes. À cela s’ajoutent les animaux qui détruisent nos champs. Nous sommes obligés de veiller toute la journée pour espérer récolter quelque chose. Après la récolte, nous mettons le riz dans des sacs que nous gardons dans nos concessions, mais cela reste très risqué. En cas d’incendie, nous pouvons tout perdre. Pourtant, c’est grâce à cette culture que nous nourrissons nos enfants et que nous parvenons à subvenir à certains besoins essentiels », a-t-il expliqué.
Face à cette situation, les cultivateurs de Gadha Woundou lancent un appel pressant aux autorités et aux personnes de bonne volonté afin d’améliorer leurs conditions de travail.
« Nous ne disposons pas de matériels agricoles adéquats. Tout le travail se fait à la main, depuis le semis jusqu’à la récolte. Nous demandons au gouvernement et aux bonnes volontés de nous venir en aide pour améliorer nos conditions de travail », a plaidé Mamadou Korka Diallo.
Outre le manque de moyens agricoles, l’enclavement de la localité constitue un autre obstacle majeur au développement de cette sous-préfecture. L’absence d’infrastructures routières praticables complique considérablement les déplacements et les échanges commerciaux, isolant davantage les populations.
« Nous rencontrons beaucoup de difficultés liées au manque de routes praticables. De plus, nous sommes entourés de grands fleuves comme le Woundou, le Gnoma et le Diolo, ce dernier nous séparant de la frontière malienne. Malgré cette proximité avec le Mali, notamment Bamako, nous n’arrivons pas à importer des produits de là-bas. Et lorsque nous ne pouvons pas nous ravitailler depuis la préfecture de Koubia ou Labé, nous nous retrouvons complètement bloqués de tous les côtés », a-t-il conclu.
Malgré ces nombreuses contraintes, les cultivateurs de Gadha-Woundou continuent de croire en des lendemains meilleurs, espérant un accompagnement pour valoriser leur travail et renforcer la sécurité alimentaire dans cette localité rurale.
Aissatou Maleya Diallo pour foutakameen.com

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