Dans ce nouveau numéro consacré à la sous-préfecture de Tangaly, relevant de la préfecture de Tougué, notre rédaction s’intéresse au secteur du transport. Le bureau du syndicat des transporteurs de la localité tire la sonnette d’alarme face aux nombreuses difficultés liées au mauvais état des infrastructures routières, qui compliquent aussi bien l’accès à la commune que les déplacements vers les autres localités.
Mamadou Oury Baldé, membre de la section syndicale des transporteurs de Tangaly, explique le fonctionnement du secteur :
« Notre rôle consiste à servir d’intermédiaire entre les chauffeurs et les passagers. Nous ne disposons pratiquement que de deux lignes de transport : Tangaly-Labé et Tangaly-Conakry. C’est sur ces deux axes que nos chauffeurs opèrent. Pour Conakry, les départs se font généralement le jeudi. Certains jours, deux véhicules peuvent partir, mais il arrive aussi qu’un seul véhicule soit disponible. C’est ainsi que nous fonctionnons ici », explique ce syndicaliste.
Interrogé sur les principales difficultés rencontrées, le syndicaliste pointe du doigt l’état des routes :
« Ce sont les routes qui nous épuisent le plus. Leur mauvais état rend notre travail très difficile. Les chauffeurs hésitent même à transporter certains bagages à cause des risques. Cela impacte directement leurs revenus, surtout pendant la saison des pluies », fait savoir Mamadou Oury Baldé
De son côté, un chauffeur nommé Samba Noumou Keita déplore certaines pratiques des passagers :
«Il arrive que des passagers déposent des bagages à Conakry ou à Labé et demandent ensuite qu’on les remette en cours de route. C’est très risqué, car on peut facilement se tromper de destinataire. Pourtant, ils refusent souvent de venir récupérer leurs colis à la gare routière. Ils passent tout le trajet à vous appeler, ce qui complique le travail. Et la nuit, il est impensable de s’arrêter en pleine brousse pour remettre un bagage, au risque d’être attaqué », déplore ce chauffeur.
Concernant les obligations financières, le chauffeur précise :
« Au niveau de la commune, nous payons 100 000 francs guinéens par mois, et 50 000 francs au niveau de la préfecture de Tougué. Pour les chauffeurs, lorsqu’un véhicule est rempli — c’est-à-dire avec les neuf passagers réglementaires — nous demandons également un droit de 100 000 francs », affirme-t-il.
Abdourahmane Baldé pour foutakameen.com

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