La commune rurale de Garambé, dans la préfecture de Labé, avance malgré des ressources limitées. Les autorités locales, appuyées par des partenaires nationaux et internationaux, misent sur la modernisation du marché, des projets communautaires et le plaidoyer pour l’accès à l’électricité et aux services sociaux de base. L’ambition selon elle, est de devenir commune urbaine dans les prochaines années.
Le président de la délégation spéciale, Boubacar Diallo, explique les efforts engagés autour du marché hebdomadaire :
« Avec l’expansion de la ville, notre marché est désormais intégré à la zone urbaine. Les boutiques ouvrent chaque jour et nous avons élargi l’espace pour accueillir plus de monde. Une fois les travaux terminés, les habitants n’auront plus besoin d’aller à Labé pour leurs achats. Pour l’instant, nos recettes viennent surtout des autorisations d’occupation et des redevances », explique Boubacar Diallo.

Boubacar Diallo, président de la délégation spéciale de Garambé
Garambé, composée de trois districts, parvient à mobiliser environ 50 millions GNF par an, principalement grâce aux taxes issues des stations-service, d’une usine de toiles, d’une carrière, des boutiques et de petites redevances locales. Les contributions des ressortissants et les subventions de l’État complètent ce budget limité.
« Nos ressources sont très faibles. Si tout le monde payait correctement ses taxes, nous pourrions atteindre 50 millions GNF par an », souligne le président.
Cependant, la commune peine à atteindre ses objectifs. Certaines entreprises basées à Garambé versent leurs taxes directement à Conakry, privant la commune de revenus importants.
« L’usine et une station-service paient leurs impôts à Conakry. Malgré nos démarches, nous n’avons pas pu récupérer ces taxes. C’est pourquoi nous n’avons pas atteint les 50 millions GNF l’an dernier », regrette Boubacar Diallo.
Malgré ces obstacles, Garambé bénéficie de partenariats majeurs : construction d’un centre communautaire avec une association de jeunes de Marseille, installation d’une usine de transformation de déchets en charbon, et mise en place d’un système d’adduction d’eau soutenu par l’UNICEF et le PNUD, permettant la culture sur 4,5 hectares toute l’année.
Le président sollicite enfin un appui pour l’électrification, l’éducation et la santé.
« Si nous obtenons l’électricité, des écoles et un centre de santé fonctionnel, Garambé pourra devenir une commune urbaine dans deux ans », estime le président.
Mamadou Dian Diallo et Abdourahmane Diallo pour Foutakameen.com

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