Travailler, nourrir et survivre malgré tout : à Tangaly, des femmes appellent les autorités à soutenir et moderniser leurs activités génératrices de revenus

Travailler, nourrir et survivre malgré tout : à Tangaly, des femmes appellent les autorités à soutenir et moderniser leurs activités génératrices de revenus

Dans la sous-préfecture de Tangaly, relevant de la préfecture de Tougué, les femmes s’activent au quotidien pour subvenir aux besoins de leurs familles. Commerçantes, agricultrices et maraîchères, elles s’investissent pleinement dans diverses activités génératrices de revenus, malgré des conditions de travail particulièrement difficiles. Cependant, ces femmes restent confrontées aux réalités des localités enclavées, notamment le manque d’accompagnement et l’insuffisance d’infrastructures adaptées. 

Entre travaux champêtres et activités commerciales, elles enchaînent les tâches dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie. À travers une interview accordée à la rédaction de Foutakameen.com, elles lancent un appel pressant aux autorités pour la modernisation de leurs secteurs d’activité.

Rencontrée sur place, Maimounata Baldé, commerçante, explique l’origine des produits qu’elles commercialisent :

« La plupart des produits que nous revendons ici proviennent de nos propres champs. Nous cultivons nous-mêmes avant de venir vendre. Cela nous permet de réduire certaines dépenses. Nous proposons principalement des fruits et des légumes issus de nos activités maraîchères », indique-t-elle.

Poursuivant, elle revient sur les nombreuses difficultés auxquelles elles font face au quotidien :

« Le maraîchage n’est pas du tout facile. Il faut labourer la terre, semer, puis arroser régulièrement les cultures. Ce sont des étapes qui demandent beaucoup d’efforts physiques. Après la récolte, nous venons au marché pour vendre. Mais nous manquons cruellement de matériels adaptés, comme des motopompes pour faciliter l’arrosage. Une autre difficulté majeure reste le manque de clients : il arrive que nous venions avec nos marchandises sans parvenir à les écouler », déplore-t-elle.

Malgré ces contraintes, Maimounata Baldé salue la qualité des relations entre les populations et le centre de santé de Tangaly :

« Nous entretenons de bonnes relations avec le personnel de santé. Quand nous nous rendons au centre, nous sommes bien accueillies, que ce soit pour les femmes enceintes ou pour les autres malades. Nous n’avons pas de problèmes particuliers avec les agents de santé », se réjouit-elle.

Face à ces défis, les femmes de Tangaly espèrent une intervention des autorités afin de moderniser leurs activités, améliorer leurs conditions de travail et renforcer leur autonomie économique.

Abdourahmane Baldé pour foutakameen.com

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