De nos jours, le constat est alarmant : certains parents semblent avoir complètement démissionné de leur rôle dans l’éducation de leurs enfants. S’il est vrai qu’il existe des adultes sans enfants, aucun enfant, en revanche, ne vient au monde sans parents.
Les images prises au rond-point de Tinkisso, ce lundi 23 mars 2026, entre 1 heure et 2 heures du matin, illustrent parfaitement cette réalité préoccupante. On y aperçoit des enfants mineurs, âgés pour certains de moins de 10 ans et pour d’autres de moins de 15 ans, filles et garçons confondus, errant dans les rues de la ville, livrés à eux-mêmes et adoptant des comportements déviants.
Certains profèrent des injures qu’il est difficilement concevable de répéter en public. D’autres tiennent des cigarettes ou consomment des substances illicites, malgré leur jeune âge. Par ailleurs, plusieurs d’entre eux se retrouvent dans des situations de copinage et de fréquentations précoces, particulièrement dangereuses dans de telles circonstances.
Cette situation contribue inévitablement à la recrudescence de phénomènes inquiétants tels que les viols sur mineurs, la délinquance et le banditisme. Il suffit d’observer les audiences criminelles : les affaires liées aux violences sexuelles, notamment sur mineurs, y sont devenues tristement récurrentes.
Une question essentielle se pose alors : ces enfants ont-ils des parents ? Par ailleurs, de nombreux accidents de la circulation, particulièrement en période de fête, impliquent des enfants. Un simple constat dans les services d’urgence des hôpitaux permet de mesurer l’ampleur du problème.
Pour comprendre cette démission parentale, il suffit d’observer les rues de la ville de Labé, notamment au rond-point de Tinkisso, ainsi que certains restaurants et lieux de loisirs lors des périodes festives.
La fête ne devrait en aucun cas être une occasion de laisser les enfants sortir tard dans la nuit et s’exposer à tous les dangers. Bien au contraire, ces moments exigent davantage de vigilance, de protection et d’encadrement de la part des parents.
Face à cette situation préoccupante, les autorités locales doivent impérativement agir en mettant en place des mesures adaptées pour endiguer ce phénomène. Quant aux parents, ils doivent prendre conscience que l’éducation et la protection des enfants leur incombent avant tout.
Il est encore temps d’agir, avant que l’irréparable ne devienne la norme.
Boubacar Garki Diallo, journaliste

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