Comme vous pouvez le constater, nous sommes au poste de santé de Paradji, situé dans le district de Mangol, sous-préfecture de Niaguara, préfecture de Mamou. Grâce à l’aide des citoyens de ce district, le centre de santé est désormais équipé de nombreux matériels, ce qui a grandement facilité le travail des médecins sur place, comme l’a bien souligné le docteur.
Boubacar Bah, laborantin au poste de santé de Paradji, nous explique qu’avec cet équipement, ils peuvent désormais effectuer certaines analyses sur place, sans avoir à se rendre à l’hôpital régional.
» Ici, nous réalisons désormais trois types d’analyses : l’analyse de sang, d’urine et de selles. Nous disposons également d’un microscope qui nous aide beaucoup en parasitologie, ainsi que d’un appareil permettant de mesurer le taux de diabète « , a fait savoir Boubacar Bah.
Bien que la disponibilité de la plupart des équipements, certaines maladies ne peuvent pas être prises en charge au poste de santé, car ils ne sont pas autorisés à les traiter. À ce sujet, il explique :
» Vous savez, c’est un poste de santé, et un poste de santé a ses limites. Il peut arriver qu’on détecte certaines maladies, mais qu’on ne puisse pas les traiter ici, car nous ne sommes pas autorisés à le faire. Lorsque nous réalisons une analyse et que le résultat révèle une maladie qu’on ne peut pas prendre en charge, nous référons directement le patient. Il n’y a pas de moyen de transport gratuit pour l’évacuation, donc le patient est référé par ses propres moyens « , explique t-il.
Même si des médicaments sont acheminés, la quantité reçue reste insuffisante pour toute la population. C’est pourquoi l’agent sollicite de l’aide.
» Les médicaments que nous recevons sont insuffisants pour couvrir les besoins de la population. Nous savons qu’un processus est en cours pour améliorer cela, mais nous sollicitons une augmentation des dotations ainsi que la mise à disposition d’un moyen de déplacement adapté « , plaide le laborantin.
Malgré les efforts déjà fournis, le poste de santé de Paradji, tenu par seulement deux médecins dévoués, fait face à de nombreux défis. Le manque de médicaments et de moyens logistiques limite leur capacité à répondre efficacement aux besoins de la population. Un appui renforcé, notamment en fournitures médicales et en transport, est donc essentiel pour améliorer la prise en charge des patients.
Mamadou Dian Diallo et Boubacar Diallo pour foutakameen.com

COMMENTS