Un nouveau cap est franchi dans la structuration de la communication présidentielle. Le chef de l’État, Mamadi Doumbouya, a signé le 17 avril 2026, un décret redéfinissant les missions et l’organisation de la Direction de la communication et de l’information de la Présidence (DCI).
Désormais rattachée au ministre directeur de cabinet, la DCI se voit confier un rôle central : penser, piloter et déployer la stratégie de communication du chef de l’État. Elle assure notamment la diffusion des informations officielles, la couverture des activités présidentielles, la production de discours et communiqués, ainsi que la gestion des relations avec les médias, tant au niveau national qu’international.
Le texte met clairement l’accent sur le virage numérique. La DCI devra administrer les plateformes digitales officielles, assurer une veille constante de l’espace informationnel et répondre aux défis liés à la désinformation. Elle est également chargée de concevoir et conduire des campagnes de communication en ligne, tout en garantissant la sécurité des outils numériques de la Présidence.
Autre orientation assumée : rendre la communication plus accessible. Le décret insiste sur une approche inclusive et multilingue, avec des contenus adaptés en langues nationales — pular, malinké, soussou — mais aussi en langues étrangères. Des formats spécifiques, comme la langue des signes ou le braille, sont également intégrés pour élargir l’accès à l’information.
Sur le plan organisationnel, la DCI obtient un statut équivalent à celui d’une direction générale. Elle est dirigée par un responsable en l’occurrence – Oumar Barry – nommé par décret. Cette direction est structurée autour de trois entités : une division en charge de l’information et des relations médias, une autre dédiée à la production technique et audiovisuelle, et la troisième axée sur le digital et la veille stratégique. Un service administratif et financier complète ce dispositif.
Parallèlement à cette réorganisation, un second décret présidentiel acte la promotion exceptionnelle du lieutenant Étienne Kaba, de la police nationale, élevé au grade de capitaine.
Décryptage : Houssainatou Bah pour foutakameen.com

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