Bantanko (Koubia) : résidents et ressortissants unis pour doter le village d’une école de trois salles de classe

Bantanko (Koubia) : résidents et ressortissants unis pour doter le village d’une école de trois salles de classe

À Bantanko, dans la sous-préfecture de Fafaya l’éducation demeure une préoccupation majeure pour la communauté. Grâce à l’engagement des citoyens de cette localité, une école de trois salles de classe a vu le jour depuis 2022. Situé dans la préfecture de Koubia, relevant de la région administrative de Labé, ce village place l’éducation au premier rang de ses priorités.

En immersion dans cette localité, nous avons rencontré Elhadj Boubacar Bah, sage du village, qui est revenu sur les motivations ayant conduit à la construction de cet établissement scolaire.

« Le prophète Mohammed (paix et salut sur lui) a dit : “Cherchez le savoir, même s’il faut aller jusqu’en Chine”. Ici, dans notre village, les enfants parcouraient plus de quatre kilomètres pour rejoindre leur école. C’est ainsi que nous avons entamé la construction de cette école avec l’aide des ressortissants et des résidents de Bantanko, à travers des cotisations. Nous, les parents, ne sommes pas instruits. Et si nous laissons nos enfants sans les envoyer à l’école, ce n’est pas une bonne chose. Dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, il faut être instruit. Nous avons actuellement plus de 120 élèves qui suivent les cours. Les habitants de la localité sont très émus par cette réalisation », explique-t-il.

Poursuivant, il indique qu’au début, la prise en charge des enseignants n’a pas été facile, mais que la situation évolue avec l’appui des autorités.

« Lorsque nous avons commencé en 2022, c’est la communauté qui prenait en charge les enseignants. Cette année, l’État a recruté deux enseignants. Il nous en reste un seul que nous continuons de prendre en charge. Nous demandons à l’État de s’impliquer davantage dans l’éducation des enfants, surtout dans les communes rurales », plaide Elhadj Boubacar.

Malgré les efforts consentis, beaucoup reste à faire pour améliorer les conditions d’apprentissage au sein de l’établissement. Pour remédier à certaines insuffisances, Thierno Alpha Saliou, habitant de Bantanko, tire la sonnette d’alarme :

« Nous sommes fiers de la construction de cette école par la communauté. Nos enfants traversaient des marigots pour se rendre à l’école. Aujourd’hui, l’école est à leurs côtés. Nous évoluons avec trois groupes pédagogiques. Nous sollicitons l’appui de l’État et des personnes de bonne volonté pour nous aider à construire trois autres salles de classe afin de maintenir un cycle normal », plaide-t-il.

Il est à noter que dans la plupart des localités éloignées du pays, le manque d’infrastructures scolaires demeure un obstacle majeur à l’éducation.

Abdoul Karim Baldé pour foutakameen.com

 

COMMENTS