En septembre 2025, une forte pluie s’était abattue sur la commune urbaine de Labé, provoquant d’importants dégâts matériels, notamment l’effondrement d’un pont reliant les quartiers de Doghol et de Madina. Plus de six mois après ce sinistre, aucune action concrète de reconstruction n’a encore été engagée sur le site. Sur place, les usagers continuent de se débrouiller pour traverser, au péril de leur sécurité et de leur vie. Une situation qui suscite de vives inquiétudes chez les riverains et les usagers réguliers de cet axe très fréquenté, malgré les multiples appels lancés.
L’ancien président du conseil de quartier de Doghol dresse un constat préoccupant de la situation. Selon lui, plusieurs démarches ont été entreprises auprès des autorités compétentes, sans résultat à ce jour.
« Depuis que cela s’est produit, nous vivons une situation très inquiétante. Nous avons frappé à toutes les portes possibles pour solliciter une intervention en vue de la reconstruction du pont. Nous nous sommes rendus à l’inspection régionale des travaux publics ainsi qu’à la direction préfectorale, mais jusqu’à présent, rien n’a été fait. Nous avons également saisi la délégation spéciale, sans obtenir de réponse », explique-t-il.
Face à l’absence de suite, l’ancien responsable de quartier indique que les populations ont tenté de prendre l’initiative à travers une contribution communautaire. Mais les moyens restent largement insuffisants.
« Nous avons décidé d’essayer par nous-mêmes de voir comment faire avancer les choses de notre côté. Cependant, le coût des travaux est très élevé et nous ne pouvons pas, à nous seuls, réaliser ce projet. C’est pourquoi nous sollicitons l’accompagnement des autorités ou de toute bonne volonté. Cela nous soulagerait énormément », ajoute Mamadou Aliou Diallo.
Sur le terrain, les usagers du pont expriment eux aussi leur inquiétude. Rencontrés en train de traverser difficilement l’axe, Boubacar Barry et Mamadou Cellou Diallo lancent un appel pressant aux autorités :
« La situation de ce pont est vraiment préoccupante. Nous traversons avec beaucoup de difficultés et une grande peur. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide afin de reconstruire cet ouvrage et faciliter la circulation des populations, car cet endroit est très fréquenté », exhortent-ils.
En attendant une éventuelle intervention, les habitants de Doghol et de Madina continuent de composer avec les risques quotidiens, dans l’espoir d’une solution rapide à ce problème d’infrastructure devenu un véritable casse-tête local.
Abdourahmane Baldé pour foutakameen.com

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