Après plusieurs semaines d’incertitude, les discussions entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation reprennent. Réunis ce vendredi au ministère du Travail, les acteurs ont officiellement relancé les travaux des commissions prévues dans le protocole d’accord signé le 3 janvier avec l’intersyndicale.
Des commissions enfin opérationnelles
Le processus de mise en œuvre du protocole d’accord franchit une nouvelle étape. Lors de cette rencontre, les parties ont procédé au lancement effectif des travaux des commissions techniques chargées d’examiner plusieurs dossiers sensibles du secteur éducatif.
Parmi les priorités figurent la révision de la liste des ex-enseignants contractuels ayant satisfait aux exigences administratives (biométrie et pratique de classe), l’étude des actes de nomination des enseignants occupant des postes de responsabilité, ainsi que la question des primes de fonction. En toile de fond, la révision du statut particulier de l’éducation demeure le chantier central.
Des syndicats vigilants malgré l’avancée
Si les responsables syndicaux saluent cette reprise du dialogue, ils n’en demeurent pas moins prudents. Ils rappellent les retards enregistrés dans l’application des engagements pris en début d’année et insistent sur la nécessité d’aboutir rapidement à des résultats concrets.
Du côté gouvernemental, on assure que des dispositions avaient déjà été prises en amont, mais que leur concrétisation passe désormais par le travail des trois commissions mises en place dans le cadre de la poursuite des négociations.
Le statut particulier au cœur des débats
Les travaux des commissions devront porter sur plusieurs problématiques, avec une attention particulière accordée à la révision du statut particulier de l’éducation, considéré comme le point nodal des discussions.
Cependant, cette phase ne fait pas l’unanimité au sein du mouvement syndical. Le SNAESUR a décidé de ne pas s’associer aux autres centrales engagées dans le processus, préférant mener des négociations directes avec les autorités. Le syndicat justifie ce choix par la spécificité des institutions universitaires, qu’il estime distinctes des réalités de l’enseignement préuniversitaire et technique.
Malgré cette absence, les autres syndicats de l’éducation ont répondu présents et se disent confiants quant à la poursuite des travaux.
Un climat sous tension maîtrisée
Alors que l’intersyndicale SNE-FSPE brandit la menace d’un éventuel réveil de son mot d’ordre de grève suspendu, le gouvernement affiche une posture apaisée. Les autorités appellent l’ensemble des acteurs à privilégier le dialogue et la sérénité afin de produire des résultats durables.
La reprise des travaux en commission apparaît ainsi comme un test décisif pour la suite des négociations, dans un contexte où le système éducatif reste sous pression.
Houssainatou Bah pour foutakameen.com

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